"Des solutions à portée de tous pour diminuer l'anxiété"

Des solutions à portée de tous pour réduire l’anxiété. Limiter les situations anxiogènes est de la responsabilité de tous : tous les âges sont concernés par le retentissement des conséquences de la pandémie et la durée de la situation contribue à majorer les effets psychologiques délétères pour notre santé mentale.

Si certains organisent des réveillons sauvages pour échapper à la dure réalité actuelle, ces comportements de déni ne font pas l’unanimité. Beaucoup plus de personnes apprennent à fonctionner avec cette nouvelle réalité et fournissent beaucoup d’efforts pour maintenir un bon équilibre psychique. Forts de propositions pour leurs foyers, ils préfèrent utiliser leur énergie afin de la mettre au service de la santé. Il est du ressort de chaque personne de limiter la propagation du virus.

Alors comment accompagner l’angoisse, le stress, l’anxiété ?

L’écoute reste un outil indispensable de la situation et apporter des éléments de réponses à nos jeunes et favorisent l’adhésion au maintien des comportements adaptés. La pédagogie reste une mesure précieuse dans la compréhension et l’adaptation, facteur de lutte contre le déni et la méconnaissance.

Nos plus jeunes expriment eux aussi leurs inquiétudes qui se révèlent moins par le langage que les troubles comportementaux. Je propose de les engager dans des routines qui seront des repères, une enveloppe sécurisante contre les éventuels troubles anxieux.

L’anxiété est une peur qui s’est chronicisée, afin d’en diminuer la fréquence ou l’intensité, il est important de vivre l’instant présent et de limiter les procédés d’anticipation qui nous projettent loin dans l’avenir avec des éléments, des arguments appartenant au présent et donc forcément obsolètes dans l’avenir. L’adage « à chaque jour suffit sa peine » est encore plus pertinent aujourd’hui.

L’ennui contribue à la mobilisation des pensées négatives ou dramatisées teintées d’émotions. Le besoin d’action peut être compensé par la participation des jeunes dans des activités de manipulations d’objets, via des activités créatives, qui favorisent la concentration, et mobilisent l’attention, les retirant ainsi pour le temps d’un jeu de leurs angoisses.

Les jeux de construction, les puzzles permettent la réalisation et l’atteinte d’objectifs dont le bénéfice secondaire saura alimenter un regard positif et nourrir le narcissisme sain essentiel à l’estime de soi.

Même si certains jeunes ne souhaitent pas participer aux jeux familiaux, il est préférable de ne pas les inviter à s’isoler s’ils ne jouent pas car on sait que grâce aux neurones miroirs, regarder et faire quelque chose activent les mêmes zônes corticales et ont donc un intérêt pour le cerveau.

De nombreuses séries TV traitent des thématiques pour ados avec des notions de groupes et d’isolement mettant en scène des groupes de pairs face à la résolution de problèmes : regarder n’est pas synonyme de passivité seulement : ils suggèrent dès questionnements à l’origine de comportements adaptés et de recherches de solutions.

Nos ados ont besoin de renforcer les liens sociaux et les tablettes, internet sont leurs meilleurs compagnons en ces temps d’absences de liens et comblent les manques. Cette période privilégie les outils de communication à distance, les en priver risque de les isoler davantage. Toutefois les maintenir à distance des infos sur le covid semblent agir comme protecteurs contre l’anxiété, important donc de les limiter.

Si les manifestations physiologiques et psychiques évoluent et ne peuvent plus maintenir l’équilibre interne alors l’accompagnement psychologique peut être proposé pour limiter les effets négatifs et relancer positivité et qualité de vie.

Soyons attentifs, la vigilance est un comportement-clé pour le maintien d’un bon équilibre psychique.


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