Une enveloppe protectrice et bienveillante qui stigmatise :

Réfléchissons à la prolongation des mesures de protection d’une partie de la population pour laquelle l’absence de liens intersubjectifs résonne comme une discrimination. Une connotation négative pour beaucoup de personnes, plaçant nos aînés dans une position de « fautifs » en les mettant ainsi à l’écart de la société. Un regard teinté risque d’être culpabilisant ; proposé initialement comme un facteur protecteur risque de priver une population déjà isolée et fragile d’un lien fondamental : le lien social et favoriser le glissement, la perte d’élan vital. Les différences de traitement peuvent s’apparenter à une « étiquette » qui peut enfermer les plus fragiles et participer au rejet plutôt qu’à l’ inclusion. Comment nos aînés peuvent-ils vivre cette marginalisation qui aura un retentissement sur leur quotidien et pourra les priver de leur pouvoir social ? Quel regard peut suggérer à l’environnement cette mise à l’écart de la vulnérabilité ? Quelle place pour les libertés individuelles et le vieillissement ? N’est-ce pas le rôle des plus jeunes de protéger les moins jeunes sans les exclure ni les isoler ? Interrogeons-nous sur les effets d’une telle mesure avant de la soumettre au plus grand nombre. Et réfléchissons ensemble aux modalités d’adaptation que nous pourrions proposer à nos personnes âgées ? Quelles autres alternatives s’offrent à elles ?


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