Empathie et altruisme : L’intérêt des neurones miroirs :


Il s’agit d’une catégorie de neurones qui s’activent lorsqu’on exécute une action ou que l’on observe cette même action. La découverte par les neurosciences de ce type de neurones particuliers nous offre un autre regard sur l’environnement. Ce système de neurones est responsable aussi de la compréhension de l’action. Ce qui nous est très utile dans les relations interpersonnelles, ils permettent de décoder les intentions et les actions de nos interlocuteurs améliorant ainsi la communication, ils participent à la bienveillance que nous nous accordons les uns les autres. L’empathie qui est la capacité de certaines personnes à se mettre à la place des autres est l’émotion qui nous lie et les responsables sont les neurones miroirs. Ils favorisent aussi l’altruisme et les comportements sociaux. Ils interviennent donc à différents niveaux : dans l’imitation, dans les apprentissages, dans la compréhension des intentions d’autrui, la communication et dans le lien. Le déficit de ce système fournit des éléments d’explications de certaines pathologies. Au sein des apprentissages même si nos enfants paraissent passifs, ils participent tout de même autrement au cours en regardant leurs pairs ou leurs enseignants réaliser des exercices au tableau. Par conséquent cela bouscule l’idée que l’on peut se faire des enfants « rêveurs » devant leurs cours car il n’y a pas que la manipulation d’objets et l’expérience qui favorisent les apprentissages alors même passif, l’enfant s’inscrit dans un processus pédagogique. Limitons donc les éternels reproches parentaux. On comprend aussi l’impact de ces neurones miroirs lors du visionnage de films sur le cerveau de nos écoliers où les actions de leurs héros activent comme dans un miroir les zones cérébrales comme si ils étaient eux-mêmes dans l’action avec tout ce que cela implique, le plaisir, le déplaisir, mais aussi les violences, la joie, les peines... A nous adultes de poser le cadre qui permettra un développement équilibré en fonction de leur âge. Ces mêmes neurones ont aussi une incidence chez les personnes âgées, en isolant nos ainés atteints de lésions cérébrales nous risquons de les priver de la nécessaire relation à l’autre et fragiliser leur état allant jusqu’à des possibles glissements. La stimulation, la présence humaine leur fournit des repères tel un sémaphore. On peut aisément saisir l’intérêt des neurones miroirs dans les nouvelles technologies au service de la rééducation cognitive où le jeu vidéo est un outil adapté aux pathologies cérébrales proposant un espace de stimulation, de rééducation et d’évaluation cognitive à travers de nombreux scénarios « écologiques » pour réaliser des AVQ, Activités de la Vie Quotidienne et favoriser ainsi l’autonomie.


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