Troubles du Stress Post Traumatiques

6 semaines après un choc, si il y a persistance de symptômes on peut parler de TPST (Troubles du Stress Post Traumatiques): Nous sommes tous concernés car tous susceptibles de développer un état de stress post-traumatique. Quelles séquelles psychologiques nous laissent cette crise sanitaire inédite ? Qu’est-ce qu’un traumatisme ? C’est une situation de souffrance créant des symptômes émotionnels ou comportementaux en réaction à un événement traumatogène, de plus celui-ci est prolongé sans aucune prédiction, met en danger notre propre vie et celle des autres. La dangerosité ressentie reste vive et provoque les mêmes troubles que lors du choc initial. La victime dont le trauma a laissé une trace peut adopter des conduites d’évitement (de personnes, de lieux, de pensées...) pour ne pas se confronter à la situation douloureuse, anxieuse et ne plus vouloir sortir après cet épisode de confinement car le covid 19 aura altéré sa sécurité. Si nous constatons l’apparition de troubles tels que les crises de panique, des troubles anxiogènes ou même un évitement, qui perdurent, il est important de se faire aider pour ne pas laisser ces symptômes s’installer durablement et conditionner notre vie en altérant notre fonctionnement social habituel. Nous sommes soumis avec le coronavirus à des stimuli qui laissent en mémoire un souvenir douloureux, traumatique et l’effet est augmenté par la durée de cette mise en danger. Alors les effets ne sont pas obligatoirement instantanés, nous pouvons observer une certain délai avant l’apparition de troubles. Il nous faut rester alerte aux ruminations, cauchemars, flash-back...à l’écoute, vigilants pour bien relever ces manifestations. Ce repérage est important pour favoriser la libération de la parole et travailler les émotions et les croyances autour du traumatisme car le risque serait de laisser un trouble dépressif, ou des idées suicidaires perdurer. Nous pouvons offrir le lien social en support dans un premier temps (même téléphonique ou vidéo) pour libérer la parole et se confronter à d’autres modes de pensées, d’autres fonctionnements face à la situation et servir de repère. Plus la prise en charge est précoce et plus le travail d’élaboration offrira des solutions pour limiter les effets de ce traumatisme. Le recours aux thérapies brèves vont considérablement améliorer les manifestations du traumatisme et la victime pourra se défaire en l’espace de quelques séances du poids de la souffrance. Elles sont un traitement efficace non médicamenteux. Alors la bienveillance est une qualité qui peut sauver une vie, soyons bienveillants les uns envers les autres.


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Lydia DESGEORGES

Psychologue clinicienne - Psychothérapeute

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